Je m’appelle Awa (nom d’emprunt), et je n’aurais jamais imaginé que la naissance de mes jumeaux, qui devait être le moment le plus heureux de ma vie, allait aussi marquer le début d’un véritable cauchemar.
Les opinions exprimées dans cet article sont celles d’un contributeur externe. NotreContinent.com est une plateforme qui encourage la libre expression, la diversité des opinions et les débats respectueux, conformément à notre charte éditoriale « Sur NotreContinent.com chacun est invité à publier ses idées »
Suite de l’article : Trois jours seulement après mon accouchement, alors que je tentais encore de récupérer physiquement et émotionnellement, mon mari a fait une remarque sur mon corps. Sur le coup, j’ai préféré me taire. Je me suis dit que c’était peut-être la fatigue, le stress ou simplement une maladresse.
Mais les jours suivants ont prouvé que ce n’était pas un simple mot de travers.
Un après-midi, alors que j’étais à table avec ma mère, en train de manger et de discuter tranquillement, il est entré dans la pièce. Sans même me saluer, il a lancé d’un ton froid : « Tu manges avec ton gros ventre ». La remarque m’a profondément blessée, mais avant même que je puisse répondre, ma mère s’est levée. Elle lui a demandé calmement pourquoi il se permettait de parler ainsi, rappelant que je venais tout juste de donner naissance à des jumeaux. Elle a ajouté, avec une pointe d’ironie, que son propre ventre à lui n’avait aucune excuse.
La situation a immédiatement dégénéré. Il a commencé à insulter ma mère. Là, je n’ai pas pu rester silencieuse. Dans notre culture, le respect envers les parents est sacré. Je ne pouvais pas laisser quelqu’un, même mon mari, manquer de respect à ma mère devant moi. Je lui ai tenu tête. Les mots ont fusé, le ton est monté, et en quelques secondes, la dispute s’est transformée en confrontation physique.
Il m’a poussée. Le choc a fait tomber une tasse en céramique posée sur la table, qui s’est brisée au sol. Ma mère a essayé de s’interposer pour me protéger. La scène était chaotique, violente, irréelle. Moi, encore affaiblie par l’accouchement, je ne comprenais pas comment on en était arrivé là.
Après son départ, ma mère a immédiatement appelé mon frère et mon père pour leur raconter ce qui s’était passé. Mon père n’a pas hésité une seconde. Il est venu avec des agents de police pour faire constater les faits. Mon mari a été arrêté pour violence envers son épouse.
Aujourd’hui, il me supplie de le pardonner et de le faire libérer. Il promet que cela ne se reproduira plus. Mais mon père, lui, est catégorique. Pour lui, aucun homme n’a le droit de lever la main sur sa fille ni d’humilier sa famille. Il considère que ce qui s’est passé est impardonnable. Dans son esprit, le mariage est déjà terminé. Il parle même du remboursement de la dot, comme le veut la tradition dans certains cas de rupture.
Et moi, je suis perdue.
Entre la pression familiale, la douleur encore vive de ce que j’ai vécu, et mes enfants qui viennent à peine de naître, je ne sais plus quelle décision prendre. Une partie de moi veut croire qu’il peut changer. Mais une autre se demande si je ne mérite pas mieux, surtout après avoir donné la vie.
Aujourd’hui, je me pose une seule question : faut-il sauver ce mariage… ou me sauver moi-même ?
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 09/04/2026
—
La plateforme NOTRECONTINENT.COM permet à tous de diffuser gratuitement et librement les informations et opinions provenant des citoyens. Les particuliers, associations, ONG ou professionnels peuvent créer un compte et publier leurs articles Cliquez-ici.




