L’annonce récente de Modou Lo, le « Roi des Arènes », concernant son combat contre Sa Thiès le 5 avril 2026, a suscité une vague d’émotion et de réflexion dans le monde de la lutte sénégalaise.
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Suite de l’article : Alhamdoulilah, j’ai un travail stable, je gagne correctement ma vie et je fais de mon mieux pour assumer mes responsabilités.
Mais aujourd’hui, je suis fatigué.
Depuis mes 26 ans, j’ai rencontré une fille que j’aime sincèrement. Une personne respectable, bien éduquée, avec qui je me projette. Naturellement, j’en ai parlé à ma famille, pensant que cela allait être une étape normale. Mais depuis ce jour, rien n’avance. Toujours les mêmes réponses, les mêmes blocages : “xaral ba tabakh”, “defal sa négg”, “xalé nga”. Comme si à 29 ans, je n’étais toujours pas prêt à construire ma vie.
Pourtant, j’ai fait ce qu’on attendait de moi. J’ai présenté la fille. J’ai essayé de passer par des proches, des membres de la famille, des amis de mes parents… Mais à chaque fois, le même scénario. Ceux que j’envoie se font recaler, ignorés ou même mal accueillis. Comme si, dès le départ, la décision était déjà prise : “cette relation n’ira nulle part”.
Ce qui me fait le plus mal, ce n’est même pas le refus. C’est le silence et le manque d’écoute.
Quand je parle, ils se fâchent. Quand je me tais, ils font comme si de rien n’était. On peut rester des semaines sans se parler normalement, puis tout redevient calme… jusqu’à ce que j’aborde à nouveau le sujet du mariage. Et là, c’est reparti pour les tensions, les regards lourds et les mots qui blessent.
Même mes sœurs, avec qui j’étais proche, ont changé. Aujourd’hui, dans la maison, je me sens seul. Comme mis à l’écart, comme si vouloir se marier était devenu un problème.
Pourtant, chaque mois, je suis là. Je participe aux dépenses, je fais face à mes devoirs de fils aîné. Je donne sans compter. Mais quand il s’agit de mon propre bonheur, j’ai l’impression que cela ne compte pas.
Je ne demande pas l’impossible. Je ne demande pas à fuir mes responsabilités. Je veux juste construire ma vie, comme tout homme. Aimer, me marier, avancer.
Ce qui me fait le plus mal, c’est de voir que même mes parents ne cherchent pas à comprendre ce que je ressens. Comme si leurs décisions passaient avant tout, même au détriment de mon équilibre.
Aujourd’hui, je suis épuisé. Je souffre en silence, mais ça devient de plus en plus lourd. Parfois, je me demande si je dois continuer à attendre… ou si je dois enfin penser à moi, quitte à décevoir.
Je n’ai pas envie de me rebeller. Je veux juste vivre.
Mais combien de temps encore devrai-je me battre pour un droit aussi simple que celui de choisir ma propre vie ?
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 26/04/2026
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