Tabaski : Trop de viande, trop de risques - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Santé | Par Eva | Publié le 28/05/2026 12:05:45

Tabaski : Trop de viande, trop de risques

Je viens de lire un article édifiant sur les risques sanitaires liés aux excès alimentaires pendant la Tabaski, signé par Kéba Tamba, pharmacien nutri-thérapeute.

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Suite de l’article : Si les conseils du spécialiste sont pertinents, je ne peux m’empêcher de m’indigner : pourquoi, année après année, continuons-nous à ignorer ces avertissements au nom d’une tradition mal comprise ? La Tabaski, fête de partage et de spiritualité, se transforme trop souvent en une orgie de viande, où la modération est la grande absente.

La Tabaski est un moment sacré, synonyme de générosité et de convivialité. Pourtant, derrière les sourires et les repas copieux se cache une réalité moins reluisante : l’excès de viande, souvent grillée à outrance, devient la norme. Les familles dépensent des fortunes pour acheter des moutons, comme si la quantité primait sur la qualité ou l’équilibre. Pire, les légumes, ces alliés indispensables de la digestion, sont relégués au rang d’accompagnement anecdotique. Résultat ? Ballonnements, acidité, constipation, voire des troubles plus graves à long terme. Kéba Tamba le souligne : l’acidité générée par une consommation abusive de protéines animales perturbe le microbiote et affaiblit le système immunitaire. Alors pourquoi persister dans cette voie, alors que les solutions sont simples et accessibles ?

L’article met en lumière des pratiques culinaires dangereux : viande noircie par les flammes, bouillons industriels bourrés d’additifs, sodas sucrés à outrance. Le spécialiste insiste sur les risques des substances cancérigènes produites par une grillade mal maîtrisée, ou encore sur les fermentations stomachales causées par des fruits consommés après un repas trop lourd. Ces détails ne sont pas anodins : ils révèlent une négligence collective face à des règles élémentaires de santé. Pourtant, qui parmi nous prend la peine de retirer les parties grasses avant la cuisson, ou de privilégier des morceaux fins pour faciliter la digestion ? Très peu, à en juger par les tables surchargées et les estomacs en souffrance après les repas.

Je le dis sans détour : manger jusqu’à l’inconfort, c’est se faire du mal par pure gourmandise mal placée. Les conséquences sont immédiates : nausées, vomissements, diarrhées. Mais les dégâts vont bien au-delà. À long terme, cette acidité permanente crée un terrain favorable à des maladies bien plus graves, comme le rappelle Kéba Tamba. Et que dire des enfants, souvent les premières victimes de ces excès, avec des systèmes digestifs encore fragiles ?

Les alternatives existent : légumes en abondance, fruits avant le repas, viandes cuites avec précaution, boissons naturelles. Pourquoi les ignorer ? Est-ce par méconnaissance ? Par paresse ? Ou par un attachement aveugle à des traditions qui, pourtant, n’ont jamais prôné la surconsommation ? La Tabaski est une fête de modération, de gratitude, pas un concours de qui mangera le plus.

Regardez autour de vous : dans d’autres cultures, les fêtes sont aussi l’occasion de dérapages. Noël en Occident, avec ses repas interminables et ses desserts à répétition, en est un parfait exemple. Pourtant, même là-bas, les campagnes de sensibilisation se multiplient pour alerter sur les risques. Pourquoi le Sénégal ferait-il exception ? Au contraire, dans un pays où les troubles digestifs sont déjà fréquents en temps normal, il serait logique de redoubler de prudence. D’autant que, contrairement à Noël, la Tabaski s’étale sur plusieurs jours, multipliant les occasions de commettre des excès.

Je ne demande pas de renoncer à la viande, ni de gâcher la joie des retrouvailles familiales. Je plaide simplement pour un peu de bon sens. La Tabaski est une célébration de la foi, de la solidarité et… de la raison. Manger lentement, équilibrer ses assiettess, privilégier les méthodes de cuisson saines : voici des gestes simples qui permettraient de profiter pleinement de la fête sans en payer le prix fort.

Alors cette année, faisons un effort. La tradition ne se mesure pas à la taille des portions, mais à la qualité des moments partagés. Et un estomac léger est bien plus compatible avec la sérénité de l’Aïd.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 28/05/202
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