Je suis allé écouter les propos du président Bassirou Diomaye Faye lors de la conférence des leaders et j’en retiens un message simple mais lourd d’enjeux : calmer les tensions internes et reconstruire la cohésion au sein de la coalition.
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Suite de l’article : Comme lui, j’insiste sur la nécessité de privilégier l’échange et la responsabilité plutôt que les réactions individuelles qui consument de l’énergie politique et communautaire.
La déclaration du président intervient à un moment où des voix isolées ont pris de l’importance, suscitant des polémiques qui finissent par détourner l’attention de l’action gouvernementale. J’observe que Bassirou Diomaye Faye a cherché à recentrer le débat sur le collectif, rappelant que la coalition doit être plus qu’un simple rassemblement d’intérêts personnels. Il a demandé d’éviter les monologues politiques et d’encourager des pratiques qui rendent l’organisation réellement opérationnelle.
Je lis cet appel à la fois comme une mise en garde et comme une feuille de route. La mise en garde concerne les risques d’un morcellement : quand chaque responsable mène sa propre bataille, la crédibilité du groupe faiblit et l’efficacité gouvernementale s’en ressent. La feuille de route, elle, vise la transformation de la coalition en structure active et coordonnée, capable de traduire des orientations politiques en actions concrètes. Le ton du président, ferme et pragmatique, dit non aux disputes stériles et oui à des mécanismes de dialogue, interrogeant la capacité des leaders à accepter la contrainte collective.
Je défends l’idée que privilégier le dialogue n’est pas renoncer à la diversité des opinions. Au contraire, c’est permettre leur expression dans un cadre qui évite l’escalade. La coalition doit fonctionner comme une entreprise politique où chaque membre a un rôle et une marge d’initiative encadrée. La structuration évoquée par le président passe par des rendez-vous réguliers, des instances de concertation et une répartition claire des tâches. L’engagement autour de l’action gouvernementale réclame des objectifs communs et des indicateurs de suivi : sans instrument de coordination, les bonnes intentions se perdent et les messages contradictoires s’installent.
On peut comparer la coalition à une chorale : chanter chacun à sa guise produit du bruit, tandis que suivre une partition crée une œuvre harmonieuse. On peut aussi la comparer à un chantier : si les ouvriers n’échangent pas sur le plan, la construction vacille. Ces images rappellent que la cohésion ne se décrète pas ; elle se construit par des routines, des responsabilités partagées et par le travail quotidien. Le président a insisté sur la nécessité de rendre la coalition opérationnelle, ce qui implique de formaliser des processus plutôt que de compter uniquement sur la bonne volonté. L’unité demandée n’exclut pas la critique interne, mais elle exige qu’elle soit constructive et orientée vers des solutions.
Je retiens que les éléments pratiques mis en avant par le président – priorité au dialogue, travail collectif, engagement autour de l’action gouvernementale et structuration pour l’opérationnalité – forment une checklist minimale pour toute coalition qui veut durer : communication encadrée, répartition des responsabilités, réunions de pilotage et évaluation régulière des actions. Comme l’a résumé le président : « Déployer pleinement la coalition, c’est la structurer pour qu’elle soit opérationnelle. »
Cet appel n’est pas un simple souhait de conciliation mais une injonction pratique : transformer la coalition en instrument efficace. Si les leaders acceptent de remplacer les polémiques personnelles par des échanges organisés et des responsabilités claires, la coalition peut retrouver sa capacité d’action. L’unité et la collaboration demandent du travail quotidien ; sans cet effort, les objectifs communs risquent de rester des mots et l’efficacité politique restera compromise.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 23/04/2026
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