Jaxaay sous choc : Quand la PlayStation devient un piège pour les enfants - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Fait divers | Par Eva | Publié le 24/04/2026 02:04:00

Jaxaay sous choc : Quand la PlayStation devient un piège pour les enfants

Je refuse de me taire face à une histoire qui hurle pourtant dans le silence des ruelles de Jaxaay: un homme accusé d’avoir attiré et violé des enfants sous le prétexte d’une PlayStation.

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Suite de l’article : La colère populaire a failli se transformer en lynchage; la police est intervenue à temps. Je veux raconter ce qui s’est passé, dénoncer la facilité avec laquelle des enfants sont exposés, et forcer le lecteur à regarder cette réalité en face.

Je reprends les faits tels qu’ils ont été rapportés: le commissariat d’arrondissement de Jaxaay, dirigé par le commissaire Cheikh Ndiaye, a placé en garde à vue un ressortissant ghanéen, Ivans Abotxy, 35 ans, domicilié à Jaxaay Unité 15. Les chefs d’accusation portent sur le détournement de mineurs, des actes contre nature, la pédophilie et le viol. Les policiers ont été saisis le mercredi 11 mars par M. Mbaye, délégué de quartier, après qu’une foule a surpris plusieurs enfants quittant la chambre du suspect.

Je regarde les témoignages et je sens l’écœurement. Cinq enfants ont été identifiés: C. Ly (10 ans), M. Diallo (7 ans), I. Diallo (9 ans), A. Touré (10 ans) et T. A. Diallo (8 ans). Tous disent avoir été violés, attirés sous prétexte d’un enseignement à la PlayStation, puis menacés avec de l’argent ou des bonbons. Un père raconte qu’il a trouvé son fils sur les genoux du suspect, qui s’est contenté d’expliquer qu’il lui montrait comment jouer. J’entends dans ces récits la même mécanique que dans d’autres affaires: une promesse anodine qui cache une violence organisée.

Je soutiens que cette affaire n’est pas seulement un drame individuel, elle révèle une défaillance collective. Premièrement, des adultes de l’entourage ont entendu des signaux d’alerte, et la réaction est devenue explosive avant d’être policière. Deuxièmement, le stratagème utilisé — la PlayStation comme appât — montre que l’agresseur connaissait les failles de la surveillance parentale. Troisièmement, la tentative d’acheter le silence des enfants par de l’argent ou des bonbons illustre une stratégie cynique de domination. Je ne prétends pas apporter des preuves nouvelles; je me contente d’exposer la logique qui ressort des témoignages eux-mêmes.

Je veux creuser la manière dont la communauté s’est trouvée prise entre l’indignation et la procédure judiciaire. La foule qui voulait lyncher le suspect compare la rage populaire à un tribunal de rue, brutal mais instantané, tandis que les institutions offrent la lenteur d’un processus légal. Ces deux réactions se ressemblent et se heurtent: l’une cherche une réponse immédiate, l’autre promet une sanction encadrée. Je note aussi la vulnérabilité des enfants dans des logements partagés, où la proximité transforme parfois la confiance en opportunité criminelle.

La garde à vue d’Ivans Abotxy, les témoignages des enfants, la présence de M. Mbaye et l’intervention de la Brigade de recherches. Des réquisitions ont été délivrées pour des examens médicaux, et le procureur près le tribunal de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko, a été informé. Je refuse d’ajouter des faits nouveaux; je préfère insister sur la cohérence interne des déclarations et sur le besoin d’une enquête rigoureuse pour identifier d’éventuelles autres victimes.

Je demande au lecteur de ne pas banaliser ces mots: enfants, viol, appât. Je réaffirme la nécessité d’un traitement exemplaire de l’affaire par la justice, et d’une vigilance renforcée des familles et des responsables de quartier. Si la PlayStation peut servir d’alibi, notre responsabilité collective est d’empêcher que des jouets deviennent des pièges. J’attends que l’enquête suive son cours, que la lumière soit faite et que la protection des enfants prime sur la peur et le silence.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 24/04/202
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