Je m’appelle Mamadou, j’ai 45 ans, je suis marié à deux femmes et père de huit enfants. J’habite dans une grande maison familiale à Dakar.
Les opinions exprimées dans cet article sont celles d’un contributeur externe. NotreContinent.com est une plateforme qui encourage la libre expression, la diversité des opinions et les débats respectueux, conformément à notre charte éditoriale « Sur NotreContinent.com chacun est invité à publier ses idées »
Suite de l’article : Jusqu’à samedi dernier, je pensais être un homme capable de gérer sa famille. Aujourd’hui, je suis dans une chambre d’hôpital et je me demande encore comment j’ai pu avoir une idée aussi mal préparée.
Depuis quelque temps, j’avais en tête de prendre une troisième épouse. Je pensais que, puisque la polygamie existe chez nous et que mes deux femmes connaissaient déjà la situation, je pourrais leur annoncer la nouvelle tranquillement. J’avais même imaginé leur réaction.
J’avais tout faux.
Samedi soir, après le dîner, j’ai demandé à mes deux épouses de s’asseoir dans le salon. La première, Aïssatou, 42 ans, est avec moi depuis plus de quinze ans. Elle m’a donné cinq enfants et a toujours été très présente dans la gestion de la maison.
La deuxième, Mariama, 35 ans, est beaucoup plus calme. Elle m’a donné trois enfants. Elle parle peu lorsqu’elle est fâchée. Et, avec le recul, j’aurais peut-être dû me méfier de ce silence.
J’ai pris une grande inspiration.
« J’ai quelque chose à vous annoncer. Je voudrais prendre une troisième épouse. »
Plus personne ne parlait.
Aïssatou m’a regardé pendant quelques secondes avant de me demander :
« Tu es sérieux ? »
J’ai répondu oui.
C’est à ce moment que l’ambiance a complètement changé.
Elle s’est mise à me reprocher toutes les années passées ensemble, les enfants, les sacrifices et les responsabilités qu’elle assumait à mes côtés. Je voulais expliquer que ce n’était pas contre elle, mais elle ne voulait plus rien entendre.
Une dispute a éclaté. Dans la confusion, elle m’a violemment bousculé et je suis tombé contre une chaise. Mariama, elle aussi très en colère, s’est mêlée à la dispute. Les choses ont dégénéré rapidement.
Je me suis retrouvé blessé au dos et avec du piment dans les yeux après qu’un sachet ait été renversé pendant la dispute.
Les enfants, alertés par les cris, sont descendus. Mon fils aîné m’a trouvé assis par terre, complètement dépassé par la situation.
Il m’a simplement regardé et m’a dit :
« Papa, pourquoi tu as fait ça ? »
À l’hôpital, après les premiers soins, j’ai commencé à réfléchir sérieusement.
Le médecin m’a demandé ce qui s’était passé. Quand je lui ai raconté mon histoire, il m’a regardé avec étonnement avant de me dire que les disputes familiales ne devaient jamais en arriver à la violence.
Depuis, je me demande surtout comment j’ai pu croire qu’une annonce aussi importante pouvait être faite sans discussion préalable.
Quant à la troisième femme, elle m’a finalement envoyé un message : elle ne voulait plus entendre parler de mariage.
Aujourd’hui, je suis encore à l’hôpital. Mes femmes sont rentrées à la maison avec les enfants. Et moi, j’ai beaucoup de temps pour réfléchir.
Une chose est certaine : j’aurais dû parler, écouter et mesurer les conséquences avant de prendre une décision qui concernait toute ma famille.
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 20/09/2026
—
La plateforme NOTRECONTINENT.COM permet à tous de diffuser gratuitement et librement les informations et opinions provenant des citoyens. Les particuliers, associations, ONG ou professionnels peuvent créer un compte et publier leurs articles Cliquez-ici.





