J’ai 32 ans et je suis marié depuis cinq mois à une femme de 26 ans. Sur le papier, tout semble parfait : elle est merveilleuse, gentille, respectueuse, et son comportement est irréprochable. Mais derrière cette façade harmonieuse se cache une réalité qui me pèse énormément : notre vie intime, ou plutôt son absence.
Je travaille dans les régions, loin de chez nous, et nous ne nous voyons que les weekends. Ma femme vit avec ma famille en mon absence, et quand je rentre, j’espère toujours retrouver cette complicité et cette intimité qui manquent cruellement à notre relation. Mais la réalité est tout autre.
Dès que je suis à la maison, notre vie intime se résume à un seul rapport par nuit, parfois même moins. Elle invoque souvent la fatigue, accumulée entre son travail et les tâches ménagères. Même le moment du fajr, qui pourrait être une occasion de complicité, devient une négociation. Je me retrouve souvent à devoir la réveiller en douceur pour espérer un moment d’intimité, mais c’est toujours la même routine : une position, un rapport rapide, et elle retourne dormir.
Avant notre mariage, je savais qu’elle était réservée sur ces questions. Elle évitait souvent les discussions sur l’intimité, répondant par des « astafiroullah » ou des « hii lolou day méti dé » (c’est trop, c’est gênant). Je me suis dit qu’elle était peut-être timide, vierge, et que les choses changeraient après le mariage. Mais aujourd’hui, je constate que rien n’a changé, pire, c’est comme si elle n’avait aucun intérêt pour cette dimension de notre couple. Pourtant, il y a des moments où elle me supplie de venir la voir, où elle avoue avoir envie de moi, mais une fois ensemble, c’est comme si son corps refusait de suivre. Elle atteint l’orgasme rapidement, puis me demande d’arrêter, me laissant frustré et insatisfait.
Je me retrouve donc souvent à me masturber pour combler ce manque. Mais après chaque fois, je me sens sale, coupable. Je me dis que je suis en train de tomber dans le Haram, mais en même temps, je me rassure en me disant que c’est mieux que de commettre l’adultère. Parfois, l’idée de tromper ma femme me traverse l’esprit, mais ma conscience et ma foi me retiennent. Je me dis que ce serait une trahison envers elle, envers notre mariage, et envers Allah. Mais la frustration est là, persistante, et je ne sais plus quoi faire.
Je suis fonctionnaire, je gagne ma vie décemment, alhamdoulilah, et je pourrais envisager une deuxième épouse si les conditions étaient réunies. Mais trouver une femme prête à vivre dans les régions où je travaille est un défi en soi. En attendant, je me sens coincé dans cette situation, partagé entre l’amour que je porte à ma femme et le besoin criant d’une intimité épanouie.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Doudou Diop.
Mis en ligne : 26/02/2025
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