Tensions politiques : Abdou Mbow dénonce une gouvernance chaotique - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Politique | Par Maimouna | Publié le 18/05/2026 03:05:15

Tensions politiques : Abdou Mbow dénonce une gouvernance chaotique

Le député Abdou Mbow, membre du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, a déclaré ce jeudi à Dakar que la gouvernance du pouvoir en place conduisait à une profonde désorganisation administrative et institutionnelle.

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Il a cité la sortie publique du directeur des ressources humaines de l’AGEROUTE, Cheikh Ahmed Tidiane Thiam, contre le directeur général Moustapha Fall, évoqué des présumés piratages du Trésor, des Impôts et Domaines et de la Direction de l’automatisation du fichier, et relevé des commentaires liés au dossier Farba Ngom.

Mbow a étendu ses reproches au président Bassirou Diomaye Faye et au Premier ministre Ousmane Sonko, accusant le pouvoir de favoriser le désordre institutionnel et signalant des tensions entre l’exécutif et le législatif. Il a aussi alerté sur la situation sociale des paysans, des travailleurs, des artisans et des acteurs du secteur informel à l’approche de la Tabaski.

La conférence de presse publique du DRH contre son supérieur constitue un exemple concret de rupture des procédures internes: un haut responsable a choisi l’espace médiatique pour dénoncer sa hiérarchie au lieu d’épuiser les voies disciplinaires internes. Cette pratique fragilise l’autorité administrative et la cohérence des organigrammes, ce qui complique la prise de décision dans des secteurs sensibles comme les travaux publics. La dénonciation publique expose par ailleurs les administrations à une perception d’impréparation et d’arbitraire.

Sur le plan numérique, les allégations de piratage visant des services financiers et fiscaux posent un double problème. D’abord, la compromission potentielle des données publiques fragilise la confiance des citoyens dans la capacité de l’État à protéger les informations fiscales et sociales. Ensuite, les bailleurs et investisseurs privés examinent la résilience des infrastructures numériques avant d’engager des fonds: la sécurité informatique fait désormais partie intégrante des critères d’évaluation du risque souverain.

Les critiques à l’égard de la Division de la cybercriminalité, accusée de concentrer ses actions sur des opposants et des chroniqueurs plutôt que sur la protection des systèmes, renforcent l’impression d’une réponse institutionnelle désordonnée. Cette focalisation perçue peut être interprétée à l’étranger comme une politisation de la sécurité numérique, ce qui alimente les doutes des partenaires techniques et financiers.

Sur le plan économique, la combination de scandales administratifs et d’incertitudes juridiques a des effets mesurables: la confiance des ménages diminue, les acteurs du secteur informel réduisent leurs anticipations d’activité et les investisseurs demandent des garanties supplémentaires avant de s’engager. Les agences de notation, les bailleurs multilatéraux et les fonds privés intègrent des indicateurs de gouvernance et de sécurité juridique dans leurs décisions; une détérioration observable peut retarder des décaissements d’aide ou reporter des projets d’investissement.

Une comparaison utile met face à face deux conséquences directes: l’érosion de la confiance intérieure, qui fragilise la cohésion sociale et réduit la consommation, et la dégradation de l’image extérieure, qui alourdit le coût du crédit et freine les flux d’investissement. Une autre comparaison lie la situation présente à des cas où des conflits institutionnels publics ont entraîné des révisions de programmes d’assistance, ce qui illustre la sensibilité des partenaires au fonctionnement administratif.

Des éléments factuels confortent ces risques: conflits publics de direction au sein d’une grande agence d’État, signalements d’attaques informatiques sur des services centraux, et critiques formelles visant des responsables gouvernementaux. Ces signes convergents forment une série d’indices utilitaires pour les observateurs économiques et diplomatiques.

La multiplication des incidents administratifs et des controverses publiques suffit à fragiliser la légitimité perçue des institutions et à ternir la réputation internationale du pays. En conséquence, la probabilité de ralentissement des aides extérieures et de recul des investissements augmente tant que des mesures visibles de rétablissement de la discipline administrative, de transparence et de renforcement de la cybersécurité ne seront pas mises en œuvre et communiquées clairement aux partenaires.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 18/05/2026

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