Affaire Mbaye Diagne : Un dossier qui secoue le monde du foncier - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - People | Par Emmanuel | Publié le 01/06/2026 06:06:00

Affaire Mbaye Diagne : Un dossier qui secoue le monde du foncier

Je me suis penché sur un article relayant une affaire qui fait grand bruit : l’international sénégalais Mbaye Diagne aurait été victime d’un abus de confiance portant sur 100 millions de FCFA dans le cadre d’une prétendue acquisition de terrain. Le principal mis en cause serait son ancien beau-frère, Ousmane Loum, aujourd’hui déféré devant le parquet financier après enquête de la DIC.

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Suite de l’article : Face à ces faits, je prends volontairement un parti pris négatif : je m’indigne, avec mesure mais fermeté, de la banalisation des escroqueries foncières et de la fragilité persistante de nos transactions immobilières.

L’affaire s’inscrit dans une réalité malheureusement bien connue au Sénégal : celle des litiges fonciers récurrents, où des promesses de vente, des intermédiaires informels et des relations de confiance remplacent trop souvent les garanties juridiques solides.

Dans ce dossier, il est reproché à un intermédiaire d’avoir reçu une somme importante destinée à l’achat d’un terrain qui ne se serait jamais concrétisé. L’argent aurait été remis sur la base d’un lien personnel, en l’occurrence familial, ce qui rend l’affaire encore plus sensible.

La Division des investigations criminelles (DIC) a été saisie, et le parquet financier a ouvert une information judiciaire. Autrement dit, nous ne sommes pas face à une simple incompréhension, mais bien à une affaire susceptible de relever du pénal.

Ce qui me frappe dans cette affaire, ce n’est pas seulement le montant en jeu — 100 millions de FCFA — mais la mécanique qui l’a rendu possible. Une fois encore, la confiance personnelle semble avoir pris le pas sur les précautions élémentaires.

Je constate une constante inquiétante : dans de nombreux dossiers similaires, les transactions foncières reposent davantage sur des relations humaines que sur des actes notariés sécurisés. Et c’est précisément là que le système se fragilise.

Dans le cas de Mbaye Diagne, si les faits sont confirmés, nous sommes face à une chaîne de confiance qui s’est transformée en chaîne de vulnérabilités : un projet d’achat, un intermédiaire familial, une absence apparente de sécurisation stricte, et au final une perte financière massive.

Je défends ici un point de vue clair : le foncier au Sénégal souffre encore d’un déficit de rigueur et de formalisation dans certaines transactions privées.

Premièrement, trop de transactions se font sans encadrement notarial immédiat. Or, le terrain est l’un des biens les plus sensibles juridiquement. Sans acte authentique, le risque d’abus est considérable.

Deuxièmement, la confiance familiale ou amicale, aussi naturelle soit-elle, ne peut pas remplacer un cadre juridique. Cette affaire le démontre une fois de plus : le lien personnel peut devenir un facteur de vulnérabilité.

Troisièmement, les mécanismes de contrôle et de vérification préalable restent insuffisamment utilisés par de nombreux particuliers, même lorsqu’il s’agit de montants importants. Cela ouvre la porte à des dérives répétées.

Enfin, je constate que ces affaires ne sont pas isolées. Elles s’inscrivent dans une série de litiges fonciers récurrents, ce qui montre que le problème est structurel et non accidentel.

En comparant avec d’autres contextes, notamment en Europe ou dans certains pays où le foncier est très encadré, une transaction immobilière ne peut généralement pas aboutir sans passage obligatoire devant notaire, vérification cadastrale et traçabilité bancaire stricte.

À l’inverse, dans plusieurs pays africains, dont le Sénégal, une partie des transactions informelles persiste, notamment entre particuliers. Cela crée un espace où les intermédiaires non professionnels peuvent intervenir sans véritable contrôle, augmentant ainsi les risques de fraudes ou d’abus de confiance.

Au terme de cette analyse, je maintiens mon parti pris négatif, mais réfléchi : cette affaire n’est pas seulement un fait divers financier, elle est un signal d’alarme sur la fragilité persistante de nos pratiques foncières.

Si les faits rapportés sont avérés, ils illustrent une fois encore les dangers d’une confiance mal encadrée dans des transactions à forte valeur. Au-delà du cas de Mbaye Diagne, c’est tout un système de pratiques informelles qui mérite d’être questionné avec rigueur.

Je reste convaincu que seule une culture plus stricte de la sécurisation juridique des transactions pourra réduire ce type de dérives qui, malheureusement, tendent à se répéter.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 01/06/202
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