L’entretien exclusif accordé par Macky Sall à Breitbart News, où il endosse le slogan « Make the UN Great Again » (MUNGA) et aligne sa vision sur celle de Donald Trump, a suscité des débats.
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Suite de l’article : Je vois pour ma part dans cette démarche une audace stratégique et une volonté de moderniser une institution en crise. À l’aube de l’élection du prochain secrétaire général de l’ONU, cette candidature incarne une opportunité unique pour redonner à l’organisation son efficacité et sa légitimité.
L’ONU, créée il y a près de 80 ans, peine à s’adapter aux défis du XXIe siècle : bureaucratie pléthorique, mandats redondants, et un budget souvent critiqué pour son manque de transparence. Macky Sall, fort de son expérience à la tête du Sénégal et de l’Union africaine, propose une réforme ambitieuse, inspirée par les principes de rigueur et d’optimisation portés par l’administration américaine. Son alignement avec Washington n’est pas une soumission, mais un réalisme géopolitique : sans le soutien des États-Unis, toute réforme majeure de l’ONU serait vouée à l’échec.
Dans son entretien, Macky Sall ne se contente pas de reprendre un slogan. Il propose des solutions concrètes : réduction des effectifs, délocalisation de postes vers des villes moins coûteuses comme Nairobi ou Bangkok, et utilisation de l’intelligence artificielle pour rationaliser les activités. Il dénonce aussi le gaspillage dans les opérations de maintien de la paix, un problème bien réel en Afrique, où ces missions peinent souvent à atteindre leurs objectifs. Son approche pragmatique, centrée sur l’impact et l’efficacité, contraste avec l’immobilisme qui paralyse trop souvent l’ONU.
Sur le plan sécuritaire, il appelle à une lutte renforcée contre le terrorisme et l’immigration irrégulière, deux enjeux majeurs pour les États-Unis et l’Europe. Là encore, sa position rejoint celle de Trump, mais avec une nuance africaine : il lie ces défis à la nécessité de créer des opportunités économiques sur place, pour éviter l’exode des populations.
Premièrement, Macky Sall incarne l’expérience et la crédibilité. Ancien président du Sénégal et de l’Union africaine, il connaît les rouages de la diplomatie internationale et les attentes des pays en développement. Son profil rassure : il sait dialoguer avec les grandes puissances sans sacrifier les intérêts de l’Afrique.
Deuxièmement, sa vision est moderne et adaptée aux réalités actuelles. Les réformes qu’il propose — optimisation budgétaire, fin des doublons, usage de l’IA — sont exactement celles que réclament depuis des années les contributeurs majeurs de l’ONU, États-Unis en tête. En s’alignant sur ces priorités, il ne fait pas allégeance à Trump, mais répond à une nécessité objective.
Enfin, son appel à un leadership américain renforcé au sein de l’ONU est réaliste. Les États-Unis restent le premier contributeur financier de l’organisation. Ignorer leurs préoccupations reviendrait à condamner l’ONU à l’inefficacité. Macky Sall comprend que la réforme ne peut aboutir sans leur soutien.
Cette stratégie rappelle celle d’autres dirigeants africains qui, comme Kofi Annan, ont su naviguer entre les attentes des grandes puissances et les besoins du continent. Annan lui-même avait menées des réformes ambitieuses, comme le Millennium Development Goals, en s’appuyant sur un dialogue constant avec Washington. Macky Sall s’inscrit dans cette lignée, mais avec une approche encore plus pragmatique, adaptée à un monde où les tensions géopolitiques s’exacerbent.
Je suis convaincu que Macky Sall représente une chance pour l’ONU. Son projet, bien que critiqué pour son alignement avec la droite américaine, est avant tout porté par une volonté de résultats. À l’heure où l’organisation onusienne doit prouver sa pertinence face à des crises globales — conflits, terrorisme, migrations — son approche réformiste et son expérience en font un candidat sérieux. Avec lui, ce serait peut-être, enfin, le haut niveau. Qu’on l’aime ou pas.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 24/06/2026
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