Le Collège des délégués du personnel de la Société d’exploitation du Train Express Régional (SETER) a signalé des pressions sur des salariés portant un brassard rouge et des interpellations par la gendarmerie lors d’une visite d’autorités sur l’axe Diamniadio-AIBD.
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Suite de l’article : Les représentants dénoncent aussi le changement des serrures d’une salle syndicale et le blocage d’un groupe de messagerie interne, des faits rapportés récemment dans un communiqué officiel. J’observe que ces éléments dressent un tableau factuel de tensions internes mais posent aussi une question opérationnelle plus large.
Les délégués décrivent un malaise social installé depuis plusieurs mois, lié à la dégradation des conditions de travail et à des revendications précises sur la pénibilité, l’absence de prime de risque et la transparence des promotions. Le réseau doit s’étendre vers l’aéroport AIBD et la future gare de Sébikotane, ce qui accroît les enjeux de sécurité et de continuité du service.
L’analyse des faits montre plusieurs leviers concrets pour transformer la crise en opportunité. D’abord, la succession d’incidents matériels et de restrictions de communication dévoile une rupture de confiance institutionnelle: changement de serrures, blocage de messagerie et auditions de conducteurs par la gendarmerie constituent des signaux tangibles d’une relation sociale dégradée. Ensuite, la plainte sur la moyenne d’âge de 34 ans et la mention d’une dégradation physique observée indiquent un risque pour la santé au travail qui dépasse la seule question salariale. Enfin, l’application d’une convention collective conçue pour le transport routier aux cheminots revient souvent dans les revendications et pose une question structurelle sur l’adéquation des cadres juridiques au métier ferroviaire.
Les éléments factuels recueillis permettent d’articuler des arguments en faveur d’un dialogue structuré. La demande d’une convention collective propre au secteur ferroviaire est une revendication mesurée et documentée; son examen pourrait aligner les normes de pénibilité, les primes de risque et les règles de promotion sur les spécificités du rail. La restauration des espaces institutionnels des représentants et la réouverture des canaux de communication interne apparaissent comme des mesures à court terme pour rétablir la confiance et fluidifier les négociations. La présence d’autorités et l’attention publique autour du projet AIBD-Sébikotane rendent ces négociations d’autant plus stratégiques pour la continuité du service et la sécurité des usagers.
En développant l’angle de transformation positive, je relève des faits concrets qui renforcent la plausibilité d’une issue constructive: les revendications sont ciblées et quantifiables; les incidents récents créent une urgence opérationnelle visible; l’extension du réseau accentue l’impératif de stabilité sociale. En pratique, l’ouverture d’un dialogue inclusif impliquerait l’organisation de négociations formelles, l’audit des conditions de travail, l’évaluation médico-professionnelle de la pénibilité et l’examen d’un régime indemnitaire adapté aux risques du rail. Ces démarches reposent sur des procédures connues du droit social et sur des outils de négociation déjà disponibles dans d’autres secteurs professionnels.
Pour enrichir le propos avec des éléments supplémentaires, je rappelle que la législation sociale permet la négociation de conventions collectives sectorielles et que les représentants du personnel disposent d’espace légal pour participer à ces négociations. La juxtaposition d’un réseau en expansion et d’un personnel jeune confronté à des signes de détérioration physique constitue un contexte factuel propice à des accords techniques et financiers ciblés.
Je constate enfin que la situation à la SETER, telle que décrite par les délégués, contient les ingrédients d’une transformation durable si les acteurs acceptent d’engager un dialogue transparent, de rétablir les conditions matérielles de représentation et d’examiner une convention ferroviaire adaptée. Sur la base des faits exposés, une négociation bien conduite peut aboutir à des accords améliorant durablement les conditions de travail des cheminots tout en sécurisant l’expansion du service.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Sidy Camara.
Mis en ligne : 11/07/2026
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