Le départ d’Amadou Athié du PASTEF pour rejoindre la dynamique politique portée par le président Bassirou Diomaye Faye suscite déjà des réactions.
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Suite de l’article : Pourtant, au-delà des calculs politiques et des rivalités entre camps, une question mérite d’être posée : depuis quand changer de cadre politique signifie-t-il forcément trahir ses convictions ?
Ancien membre fondateur du PASTEF à Matam, coordonnateur du parti à l’Université de Thiès et responsable de la Jeunesse patriotique du Sénégal dans la région, Amadou Athié a annoncé, le 29 octobre 2026, son départ de la formation dirigée par Ousmane Sonko. Il évoque un décalage entre les valeurs qui avaient motivé son engagement et certaines pratiques qu’il dit constater aujourd’hui.
Mais franchement, faut-il transformer chaque départ en scandale politique ? Dans une démocratie, chacun doit pouvoir choisir librement son camp. Un militant n’est pas un prisonnier de son parti. Il peut s’engager, réfléchir, constater des divergences et décider de poursuivre son combat ailleurs. C’est aussi cela, la liberté politique.
Le véritable problème commence lorsque certains considèrent qu’un engagement politique doit être éternel, même lorsque les convictions ne suivent plus. On peut avoir milité avec Sonko hier et soutenir Diomaye aujourd’hui sans nécessairement renier son passé. La politique n’est pas une religion où le changement de direction serait automatiquement assimilé à une apostasie.
D’ailleurs, cette situation n’est pas propre au Sénégal. En France, des responsables politiques ont quitté les partis qui les avaient portés pour rejoindre de nouvelles formations ou soutenir d’autres personnalités. En Italie également, les recompositions politiques et les changements de camp ont souvent accompagné les évolutions institutionnelles. Ces mouvements peuvent susciter des critiques, mais ils font partie du fonctionnement des démocraties.
Au Sénégal, le débat devrait donc dépasser les accusations de trahison et les querelles de personnes. Si Amadou Athié estime que ses convictions trouvent désormais un meilleur écho auprès de Bassirou Diomaye Faye, libre à lui de faire ce choix. Et si d’autres préfèrent rester fidèles à Ousmane Sonko, ils en ont également le droit.
L’essentiel n’est pas de savoir qui rejoint qui, mais ce que chacun compte apporter au pays. Les Sénégalais attendent des responsables politiques qu’ils travaillent, proposent des solutions et répondent aux préoccupations des populations.
Le Sénégal n’appartient ni à Sonko, ni à Diomaye, ni à un parti politique. Il appartient à tous ses citoyens.
Changer de camp n’est pas forcément trahir. Le véritable reniement serait de placer ses ambitions personnelles au-dessus de l’intérêt national.
Au fond, la formule d’Amadou Athié mérite d’être entendue : « Seul le cadre change, pas la conviction. » À chacun de faire son choix, pourvu que le Sénégal reste la priorité.
Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 02/11/2026
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