ASER–AEE Power : Thierno Alassane Sall avait raison avant tout le monde - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Economie | Par Maimouna | Publié le 09/06/2026 08:06:00

ASER–AEE Power : Thierno Alassane Sall avait raison avant tout le monde

Je me suis penché sur la récente lettre ouverte de Babacar Ba, président du Forum du Justiciable, adressée au Procureur financier pour éclaircir l’affaire ASER–AEE POWER EPC, un dossier de 37 milliards de FCFA entaché de suspicions de mauvaise gestion.

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Suite de l’article : Si cette interpellation publique marque un tournant, elle confirme aussi une évidence que beaucoup refusaient encore d’admettre : Thierno Alassane Sall avait raison depuis le début.

L’affaire ASER–AEE POWER EPC concerne un marché d’électrification rurale d’un montant total de 91 milliards de FCFA, dont 37 milliards ont déjà été décaissés. Pourtant, selon les révélations de Thierno Alassane Sall, moins de 1,5 % des travaux ont été réalisés, alors que plus de la moitié du délai contractuel est écoulée. Ce projet, censé désenclaver 1 740 villages et améliorer les conditions de vie de milliers de Sénégalais, se retrouve aujourd’hui dans une impasse critique, bloqué par des litiges financiers et des contestations. Babacar Ba, dans sa lettre, exige transparence et reddition des comptes, rappelant que ces principes ne sont pas négociables dans un État de droit.

L’article factuel révèle une situation alarmante : des fonds publics engagés sans résultats concrets, des blocages financiers persistants, et une opacité qui alimente les doutes. Thierno Alassane Sall, dès octobre 2025, avait saisi le Pool judiciaire financier, puis la justice espagnole, pour dénoncer ce qu’il qualifiait de scandale présumé. Son action, loin d’être partiale, s’inscrit dans une démarche de défense de l’intérêt général. Ce qui frappe, c’est la constance de son engagement : il a parlé quand d’autres préféraient le silence, le mensonge ou les accommodements discrets.

Plusieurs éléments confirment que Thierno Alassane Sall avait raison. D’abord, les chiffres sont accablants : 40 % du budget décaissé, mais à peine 1,5 % de réalisations. Ensuite, l’inaction des institutions est révélatrice. Le Premier ministre a évoqué, en mars 2026, des « éventuels progrès » sans jamais clarifier le sort des 37 milliards ni établir les responsabilités. Enfin, la mobilisation de la société civile, comme celle de Babacar Ba, montre que l’opinion publique partage ses inquiétudes. Son patriotisme exigeant, parfois perçu comme rigide, est précisément ce qui le rend crédible : il ne joue pas le jeu de la séduction politique, mais celui de la vérité.

Cette affaire rappelle d’autres scandales de gestion de fonds publics en Afrique, où l’opacité et l’impunité ont souvent prévalu. Au Ghana, par exemple, des projets d’infrastructures ont été bloqués par des détournements de fonds, avant que des lanceurs d’alerte ne forcent les autorités à agir. Comme au Sénégal, la pression citoyenne et l’obstination de quelques personnalités ont finis par imposer une enquête. Thierno Alassane Sall incarne cette tradition de résistance civique, où le courage de dire non, même isolé, finit par porter ses fruits.

Les recherches confirment que Thierno Alassane Sall a agi en amont : il a déposé une plainte dès octobre 2025 auprès du Pool judiciaire financier, puis saisi la justice espagnole en mars 2026. Les médias rapportent que Banco Santander a gelé les fonds, ce qui a poussé l’ASER à menacer de suspendre les travaux. Ces éléments renforcent la légitimité de ses alertes : sans son intervention, l’affaire serait peut-être restée dans l’ombre.

Je retiens de cette affaire une leçon essentielle : le vrai patriotisme consiste à dire ce qui ne va pas, même quand cela isole. Thierno Alassane Sall l’a fait, au prix de sa popularité, et aujourd’hui, les faits lui donnent raison. L’affaire ASER–AEE POWER EPC doit devenir un symbole de transparence, et non d’opacité. Comme il l’a toujours défendu, les institutions valent davantage que les intérêts immédiats. Puissions-nous tous en tirer les conséquences, pour un Sénégal où la vérité et la reddition des comptes ne seront plus des options, mais des exigences.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 09/06/202
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