Je ne peux rester indifférent face à la manière dont l’affaire du vol de 100 millions de francs CFA est présentée. L’article révèle que M. L. Sy, fils d’un magistrat, n’est pas l’auteur principal du vol, mais un complice ayant prêté sa pièce d’identité à A. Sarr pour acheter une voiture.
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Suite de l’article : Pourtant, c’est le nom du père qui revient en boucle dans les discussions. Je trouve cela injuste, car le fils est majeur, émancipé, et donc pleinement responsable de ses actes.
Au Sénégal, comme ailleurs, le principe de responsabilité pénale individuelle est clair : chacun répond de ses propres actes. Selon l’article 1er du Code de procédure pénale, « l’action publique est mise en œuvre contre l’auteur de l’infraction et son complice », et il est interdit de poursuivre les personnes civilement responsables.
Alors, pourquoi associer le père à cette affaire ? Le fils, comme les deux autres complices, S. Sall et S. S. Mbodji, doit répondre de ses actes, mais le père, lui, n’a rien à voir avec cette histoire. C’est une question de justice et de respect pour une famille qui, jusqu’à preuve du contraire, n’a rien à se reprocher.
L’analyse des faits est édifiante. M. L. Sy a menti en affirmant avoir volé l’argent, puis a reconnu avoir prêté sa pièce d’identité. A. Sarr, l’auteur principal, a tenté de justifier la provenance des fonds en invoquant des gains à 1XBet avant de passer aux aveux. Les autres complices ont même bénéficié d’un iPhone chacun. Pourtant, c’est le père qui semble porter le poids médiatique de cette affaire. Je me demande : où est la logique ? Où est l’équité ?
Je comprends que l’on cherche à donner du relief à une affaire judiciaire, mais il ne faut pas tomber dans l’amalgame. Dans des cas similaires, comme les affaires de corruption ou de fraude impliquant des enfants de personnalités, les médias et l’opinion publique se concentrent souvent sur les acteurs directs, sans impliquer systématiquement leur famille. Par exemple, en France, lors d’affaires judiciaires impliquant des majeurs, les parents ne sont pas automatiquement cités ou stigmatisés. Pourquoi en serait-il autrement ici ?
Je le répète : le fils est majeur, émancipé, et responsable. Le père, lui, est épargné par les faits. Évitons de faire du mal gratuitement, surtout à des parents qui, pour beaucoup, ont élevé leurs enfants dans le respect des valeurs. La justice doit être rendue, mais elle doit aussi être juste. Et la justice, c’est de juger ceux qui ont commis les actes, pas ceux qui, par hasard, en sont les proches.
En conclusion, je plaide pour une approche plus équilibrée. Cessons de mêler les familles à des affaires où seuls leurs enfants majeurs sont impliqués. La responsabilité pénale est individuelle, et c’est ainsi qu’elle doit être traitée.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 26/06/2026
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