L’annonce d’un « entretien chaleureux » entre Macky Sall et Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères, a de quoi laisser perplexe.
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Suite de l’article : Dans une publication du 29 juin 2026, l’ancien président sénégalais met en avant ses consultations diplomatiques pour promouvoir sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU. Si l’exercice de séduction auprès des grandes puissances est compréhensible, je ne peux m’empêcher de voir dans cette démarche une stratégie opportuniste, bien éloignée des valeurs de neutralité et d’intégrité que l’ONU devrait incarner.
Macky Sall n’est pas le premier à tenter de séduire les membres permanents du Conseil de sécurité pour décrocher ce poste prestigieux. Mais son approche, centrée sur des rencontres avec des acteurs comme la Chine, soulève des questions. L’ONU a-t-elle besoin d’un secrétaire général qui passe plus de temps à courtiser les grandes puissances qu’à proposer une vision claire pour résoudre les crises mondiales ? La réponse me semble évidente : non.
D’autant que cette campagne intervient dans un contexte où son propre pays, le Sénégal, lui tourne le dos. Les autorités actuelles, dirigées par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, l’accusent de répression violente contre les manifestations entre 2021 et 2024, ainsi que de dissimulation de données économiques critiques, comme la dette publique. Vingt États membres de l’Union africaine se sont même opposés à sa candidature, ce qui en dit long sur son manque de légitimité continentale.
Dans son article, Macky Sall évoque des « sujets d’intérêt majeur touchant au multilatéralisme ». Pourtant, où sont les propositions concrètes ? Son programme, s’il en existe un, reste flou. Pire, son bilan au Sénégal est entaché par des accusations de violation des droits humains et de manque de transparence. Comment un homme dont le passage au pouvoir a laissé tant de questions sans réponse peut-il prétendre incarner les valeurs de l’ONU ?
La rencontre avec Wang Yi, aussi « chaleureuse » soit-elle, ne doit pas faire oublier que la Chine est un acteur controversé sur la scène internationale, souvent critiqué pour son manque de respect des droits de l’homme. S’allier avec Pékin pour obtenir un poste à l’ONU, c’est un peu comme demander à un pyromane de diriger les pompiers.
Premièrement, l’ONU mérite mieux qu’un candidat divisif. Macky Sall est contesté non seulement au Sénégal, mais aussi au sein de l’Union africaine. Comment pourrait-il incarner l’unité et la crédibilité nécessaires pour diriger une organisation aussi complexe ? Deuxièmement, son approche diplomatique est trop axée sur les grandes puissances. Le secrétaire général de l’ONU doit être un médiateur neutre, pas un candidat qui multiplie les rencontres avec les membres permanents du Conseil de sécurité pour s’assurer leur soutien. Cela rappelle les candidatures passées où les jeux d’influence ont primé sur le mérite. Enfin, son bilan est incompatible avec les valeurs de l’ONU. Les accusations de répression violente et de gestion opaque au Sénégal sont des taches indélébiles. L’ONU a besoin d’un leader irréprochable, pas d’un homme dont le passé soulève autant d’interrogations.
L’histoire de l’ONU regorge d’exemples où des candidats soutenus par les grandes puissances ont échoué à apporter les réformes nécessaires. Prenons le cas de Ban Ki-moon : malgré son expérience, son mandat a été marqué par des critiques sur son manque d’indépendance face aux pressions des États membres. Macky Sall risque de reproduire ce schéma, avec en plus un bagage de controverses qui pèsent sur sa crédibilité.
Je ne conteste pas le droit de Macky Sall à se présenter. Mais je refusais de voir en lui le visage de l’ONU de demain. Sa candidature est le symbole d’une diplomatie où l’opportunisme prime sur l’éthique, où les alliances avec les grandes puissances comptent plus que les valeurs. L’ONU a besoin d’un secrétaire général intègre, neutre et porteur d’une vision claire pour l’avenir. Macky Sall, avec son bilan contesté et sa stratégie de séduction douteuse, ne répond pas à ces critères.
Il est temps de tourner la page et de choisir un leader qui incarne vraiment les idéaux des Nations Unies.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 07/07/2026
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