L’article publié ce 21 août 2026 le confirme : Carolyn Rodrigues-Birkett, candidate du Guyana, a pris une avance décisive lors du second vote indicatif au Conseil de sécurité de l’ONU, devançant largement Macky Sall.
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Suite de l’article : Pourtant, malgré ces preuves accablantes, certains continuent de nous bassiner avec l’idée que l’ancien président sénégalais aurait une chance réelle de succéder à António Guterres. Je dis : arrêtons cette mascarade. Les faits sont clairs, et il est grand temps de les regarder en face.
Depuis des mois, la candidature de Macky Sall pour le poste de secrétaire général de l’ONU est présentée comme une évidence, presque une formalité. Mais la réalité est bien différente. Dès le premier vote informel du 30 juillet 2026, les candidats africains, dont Sall, ont été largement désavoués, comme le rapporte RFI. Pire, lors du second scrutin, la candidate guyanienne a recueilli 8 « encourage », contre seulement 3 pour Macky Sall, qui peine même à figurer dans le peloton de tête. Le bloc latino-américain, avec Rodrigues-Birkett, Rebeca Grynspan et Rafael Grossi, domine clairement la compétition.
Pourquoi cette persistance à croire en une victoire sénégalaise ? Peut-être par orgueil national, ou par méconnaissance des règles non écrites de l’ONU. Car oui, il existe une rotation géographique tacite : après un Européen (Guterres), c’est au tour de l’Amérique latine. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) ne semblent pas prêts à déroger à cette tradition.
Les votes indicatifs ne sont pas des élections officielles, mais ils donnent une tendance lourde. Carolyn Rodrigues-Birkett, avec ses 8 « encourage » et seulement 3 « décourage », a marqué les esprits. Macky Sall, lui, stagne à la cinquième place, derrière les Latino-Américains et même derrière l’Ougandais Olara Otunnu. Le Révélateur 224 souligne que les réseaux sociaux s’emballent avec des rumeurs de classements officiels, mais les sources diplomatiques sont formelles : l’Afrique n’est pas en tête de la course.
Et que dire des divisions géopolitiques qui minent le processus ? Les États-Unis et la Russie bloquent toute réforme de transparence, comme le rappelle France 24. Dans ce contexte, un candidat africain, même expérimenté, a peu de chances de rassembler un consensus.
La règle de l’alternance géographique : Depuis des décennies, l’ONU alterne entre continents. Après un Européen, c’est au tour de l’Amérique latine. Les candidates comme Rodrigues-Birkett ou Grynspan bénéficient de ce vent favorable.
Un manque de soutien clair : Macky Sall n’a pas su convaincre. Les votes indicatifs le placent derrière des candidats moins médiatisés. Même son équipe de campagne admet, dans Senenews, qu’il n’a « pas encore obtenu le résultat espéré ».
Un processus opaque et tendu : Les membres permanents du Conseil de sécurité (les « Big Five ») attendent le dernier moment pour révéler leurs préférences. Or, la Russie a déjà évoqué l’éventualité de nouvelles candidatures, ce qui compliquerait encore la tâche de Sall.
En 2016, António Guterres avait émergé après des mois de négociations. Les candidats africains, comme l’Éthiopien Tedros Adhanom, avaient été écartés dès les premiers tours. Pourquoi serait-ce différent cette fois ?
Regardons ailleurs : en 2006, la Sud-Coréenne Ban Ki-moon avait été élue grâce à un soutien unanime des grandes puissances. En 2011, c’est la rotation qui avait permis à Guterres de l’emporter. Macky Sall, lui, n’a ni l’un ni l’autre. Même en Afrique, sa candidature divise : certains y voient une manœuvre politique pour redorer son image après un mandat sénégalais controversé.
Je ne dis pas que Macky Sall n’a aucune chance. Mais à force de nous répéter qu’il est « le favori », on finit par se voiler la face. Les chiffres, les règles, et l’histoire de l’ONU sont formels : il est déjà distancé. Alors, arrêtons de nous bercer d’illusions. L’ONU mérite mieux que des rêves égoïstes. Et nous aussi.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 03/09/2026
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