Dans une récente sortie médiatique, Mamoudou Ibra Kane, journaliste et figure politique respectée, a de nouveau critiqué la gestion de l’État sénégalais, pointant du doigt les contradictions gouvernementales et l’absence de cohérence.
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Suite de l’article : Mais ce qui m’a frappé, c’est moins le fond de son analyse que son obsession récurrente : Ousmane Sonko. Toujours Sonko. Encore Sonko. Comme si, pour une partie de l’opposition, le Sénégal ne se résumait plus qu’à un seul nom.
Le Sénégal traverse une période délicate, marquée par des défis économiques majeurs et des tensions institutionnelles. Le tandem Diomaye-Sonko, autrefois perçu comme une alliance stratégique, est aujourd’hui au cœur des débats. Les divergences au sein du gouvernement, comme celles sur la restructuration de la dette, illustrent un manque d’harmonie qui fragilise la crédibilité du pays, notamment face au FMI. Mais au lieu de proposer des solutions concrètes, une frange de l’opposition semble préférer l’acharnement contre une seule personne : Ousmane Sonko.
Mamoudou Ibra Kane, que j’admirais pour son esprit critique et son engagement journalistique, a, depuis son entrée en politique, adopté un ton qui frôle parfois la caricature. Ses attaques contre Sonko, qu’il accuse de concentrer tous les pouvoirs ou de privilégier son parti, sonnent comme une fixation malsaine. Prenez ses déclarations sur la « fausse dette cachée » : au lieu de disséquer les responsabilités collectives, il cible Sonko, comme si ce dernier était le seul responsable des maux du pays. Pire, il va jusqu’à suggérer que le Sénégal « tend le bâton pour se faire battre », sous-entendant que les dirigeants actuels, Sonko en tête, attirent les critiques par leur incompétence.
Pourtant, la réalité est plus nuancée. Les contradictions gouvernementales existent, mais les réduire à une chasse aux sorcières contre Sonko, c’est ignorer les dynamiques complexes d’un État en transition. Et quand Kane évoque le FMI ou les difficultés économiques, il oublie un détail : le peuple sénégalais souffre, et ce n’est pas en passant son temps à critiquer un homme qu’on résout ses problèmes.
L’opposition a-t-elle perdu de vue l’essentiel ? Au lieu de construire des alternatives, elle semble obsédée par la personne de Sonko. Comme si, en discréditant un seul homme, elle pourrait magiquement régler tous les problèmes du pays. C’est une erreur stratégique. Regardez ailleurs en Afrique : au Ghana, au Kenya, les oppositions ciblent les politiques, pas les individus. Ici, on a l’impression que certains préfèrent le procès d’intention à la proposition de solutions.
Et puis, il y a cette question lancinante : pourquoi Sonko cristallise-t-il autant de haines ? Est-ce parce qu’il incarne une rupture avec l’ordre établi ? Parce qu’il a su mobiliser une jeunesse en quête de changement ? Ou simplement parce qu’il est plus facile de critiquer un homme que de reconnaître ses propres limites ?
Je le dis avec franchise, car je crois au débat démocratique : l’opposition sénégalaise se discrédite en s’acharnant sur Sonko. Mamoudou Ibra Kane, que j’ai longtemps admiré, en est l’exemple parfait. Au lieu de contribuer à une gouvernance apaisée, il alimente une polarisation stérile. Le Sénégal mérite mieux que ça. Il mérite une opposition qui propose, qui construit, et qui dépasse les querelles personnelles.
Alors oui, critiquons les politiques quand elles sont mauvaises. Mais arrêtons de faire de Sonko le bouc émissaire de tous nos maux. Le pays a besoin de solutions, pas de règlements de comptes.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 26/06/2026
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