Le 21 juillet 2026, l’ONG UN Watch a publié un rapport accablant sur les six candidats au poste de Secrétaire général de l’ONU. Parmi eux, Macky Sall, ancien président du Sénégal, se distingue par un bilan en matière de droits humains que je ne peux qualifier que de scandaleux.
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Suite de l’article : Si l’ONU incarne les valeurs de paix, de justice et de respect des libertés fondamentales, comment envisager un seul instant que cet homme dont le mandat a été marqué par la répression, les arrestations arbitraires et la muselière imposée à la presse en devienne le premier représentant ? Je le dis sans détour : cette candidature est une insulte à l’idéal onusien.
Macky Sall a dirigé le Sénégal pendant douze années, une période durant laquelle les libertés publiques ont été systématiquement bafouées. Son nom est associé à des manifestations réprimées dans le sang, à des journalistes emprisonnés pour avoir osé critiquer son pouvoir, et à des opposants politiques jetés en prison sous des prétextes fallacieux. Pire, son départ du pouvoir en 2024 a été précédé d’une crise démocratique : des mois de tensions, des dizaines de morts, et une opposition étouffée. Pourtant, aujourd’hui, il ose se présenter comme un recréateur d’unité africaine. L’hypocrisie a des limites.
Le rapport de UN Watch ne laisse aucune place au doute : sous Macky Sall, le Sénégal a violemment réprimé les voix dissidentes. Des morts parmi les manifestants, des mille détentions arbitraires, et une presse muselée voici le héritage qu’il laisse derrière lui. L’ONG va jusqu’à s’interroger : comment un homme qui a toléré, voire encouragé, de telles exactions pourrait-il défendre les droits humains à l’échelle mondiale ?
Et que dire de la manière dont sa candidature a émergé ? Non pas portée par son propre pays, le Sénégal, mais par le Burundi, alors président de l’Union africaine, dans une opacité totale. Même au sein de l’UA, des États ont dénoncé cette manoeuvre, la jugeant peu transparente. Preuve que son propre continent hésite à l’assumer. Un détail qui en dit long.
L’ONU se veut le garant des droits de l’homme. Or, Macky Sall a systématiquement étouffé les libertés fondamentales : liberté d’expression, droit de manifester, indépendance de la justice. Comment pourrait-il, demain, dénoncer les abus commises par d’autres États alors qu’il en a lui-même organisé ?
Si les cinq autres candidats proviennent du GRULAC (Groupe des États d’Amérique latine et des Caraïbes), région traditionnellement favorisée par la rotation géographique, Macky Sall, lui, est hors jeu. Pire : il est le seul à ne pas bénéficier du soutien unanime de son continent. Un isolat diplomatique qui s’accroche à un poste qu’il ne mérite pas.
Même ses concurrents, tous critiqués par UN Watch, ont un avantage sur lui : aucun n’a un passé aussi sombre. Rafael Grossi est interrogé sur sa fermeté face à l’Iran, Rebeca Grynspan sur sa proximité avec Guterres, Michelle Bachelet sur son bilan au Haut-Commissariat aux droits de l’homme. Mais aucun n’a réprimé son propre peuple. Macky Sall, lui, a du sang sur les mains.
Je le répète : il fallait s’y attendre. Le passé de Macky Sall allait forcément resurgir. Quand on brigue un poste aussi symbolique, on ne peut effacer d’un trait de plume douze années de répression et d’autoritarisme. L’ONU a besoin d’un leader intègre, respecté, et porteur d’espoir pas d’un homme dont le nom rappelle les heures les plus sombres du Sénégal.
À l’heure où les États membres doivent trancher, je les exhorte à regarder la réalité en face : Macky Sall n’est pas l’homme de la situation. Son bilan parle pour lui et il crie son inéligibilité. L’ONU mérite mieux que cela. Beaucoup mieux.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 02/08/2026
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