L’information, révélée par le journaliste Mandiambal Diagne, a de quoi surprendre : le Sénégal pourrait officiellement soutenir la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies.
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Suite de l’article : Après des mois de tensions politiques internes, cette possibilité, portée par la médiation discrète mais efficace du président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló, marque un tournant. Je vois dans cette démarche une preuve de maturité politique et une opportunité historique pour le Sénégal et l’Afrique. Plutôt que de s’enfermer dans des clivages du passé, le pays pourrait ainsi afficher une vision pragmatique et unifiée de sa diplomatie.
La course à la succession d’António Guterres, dont le mandat s’achève fin 2026, est lancée. Six candidats sont en lice, dont Macky Sall, dont le profil est mis en avant par le Burundi, actuel président de l’Union africaine. Seuls deux Africains ont dirigé l’ONU depuis 1945 : Boutros Boutros-Ghali et Kofi Annan. Dans un contexte où l’ONU fait face à des défis sans précédent, crises climatiques, tensions géopolitiques, réformes institutionnelles, une candidature africaine forte n’est pas seulement symbolique, elle est nécessaire. Macky Sall, fort de son expérience à la tête du Sénégal et de l’UA, incarne cette ambition.
La diplomatie de l’ombre menée par Umaro Sissoco Embaló, figure incontournable de la sous-région, a permis de rapprocher les positions de Dakar, Banjul et Bissau. Son rôle de médiateur a été décisif : en rencontre exclusive avec Bassirou Diomaye Faye, puis avec Adama Barrow en Gambie, il a préparé le terrain pour un retour apaisé de Macky Sall dans la sous-région. Ce dernier est d’ailleurs attendu à Dakar et Banjul dans les prochains jours, un signe fort de décrispation politique. Cette dynamique montre que l’intérêt national peut primer sur les divisions, et que le Sénégal est capable de transcender ses fractures pour servir une cause plus grande.
En soutenant Macky Sall, le Sénégal enverrait un message clair : la transition politique ne signifie pas rupture avec le passé, mais construction sur ses acquis. Bassirou Diomaye Faye, en appuyant cette candidature, démontrerait une capacité à séparer les enjeux internes des impératifs diplomatiques. Cela renforcerait la crédibilité du pays comme acteur fiable sur la scène internationale.
L’Afrique mérite une représentation plus forte au sommet de l’ONU. Macky Sall, avec son expérience à la présidence de l’UA en 2022, connaît les défis du continent : climat, financement du développement, sécurité. Son élection serait un pas vers une gouvernance mondiale plus équilibrée. Le Burundi, qui préside l’UA, a déjà officiellement soutenu sa candidature, un signe que l’Afrique commence à se rassembler derrière des figures capables de la représenter avec autorité.
La Realpolitik n’est pas un vice, mais une nécessité en diplomatie. Le Sénégal a tout à gagner à jouer un rôle actif dans cette élection : influence accrue, partenariats renforcés, et une place de choix dans les discussions onusiennes. En soutenant Macky Sall, le pays ne ferait pas seulement un geste symbolique, mais un investissement stratégique pour son avenir.
L’histoire nous montre que les transitions politiques réussies sont souvent celles qui savent dépasser les rivalités pour servir l’intérêt collectif. En 2006, le Ghana a soutenu Kofi Annan pour un second mandat, malgré les critiques internes. Résultat : une décade de leadership africain à l’ONU, avec des avancées majeures en matière de paix et de développement. Le Sénégal pourrait s’inspirer de cet exemple : en misant sur Macky Sall, il ne soutiendrait pas seulement un homme, mais une vision? celle d’une Afrique unie et respectée.
Je suis convaincu que le Sénégal a aujourd’hui une opportunité unique de montrer au monde sa capacité à innover en diplomatie. Soutenir Macky Sall, c’est choisir la voie du pragmatisme, de la réconciliation, et de l’ambition continentale. Ce ne serait pas un renoncement aux principes, mais au contraire une affirmation que la grandeur d’une nation se mesure aussi à sa capacité à dépasser ses divisions pour servir une cause commune.
En ces temps de fragmentation mondiale, l’Afrique, et le Sénégal avec elle, a tout à gagner à porter une voix forte et unie. Et si ce soutien était le premier pas vers une nouvelle ère de leadership africain ?
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 21/07/2026
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