Ramadan à risque : Les marchés sous menace sanitaire - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Santé | Par Eva | Publié le 20/02/2026 07:02:00

Ramadan à risque : Les marchés sous menace sanitaire

Les opinions exprimées dans cet article sont celles d’un contributeur externe. NotreContinent.com est une plateforme qui encourage la libre expression, la diversité des opinions et les débats respectueux, conformément à notre charte éditoriale « Sur NotreContinent.com chacun est invité à publier ses idées »

El hadji Abdou Badio, président de la section régionale de l’Association des consommateurs sénégalais à Kaolack, a alerté, au début du mois de Ramadan, sur la circulation de produits impropres à la consommation dans les marchés de la commune de Kaolack (ouest du Sénégal). Il a évoqué des risques de maladies et de diarrhées et demandé une vigilance accrue des services d’hygiène et du service du commerce.

L’alerte a été donnée sur les ondes de la Radio Futur Média lors du bulletin de 12 heures. Le président a aussi dénoncé des hausses de prix opportunistes chez certains commerçants pendant les grandes occasions. Ce rappel factuel révèle un problème concret qui mérite d’être examiné avec pédagogie et précision.

Les marchés de Kaolack concentre(nt) une forte demande pendant le Ramadan, période où la fréquentation et la pression sur les chaînes d’approvisionnement augmentent; la période favorise l’exposition des consommateurs à des produits vendus en pleine rue ou dans des étals non réfrigérés.

Les propos rapportés pointent trois éléments vérifiables: la présence de produits potentiellement impropres, des lacunes d’hygiène sur les lieux de vente, et un contrôle public jugé insuffisant. Les denrées exposées sans condition de conservation adaptée — poissons, produits laitiers, viandes préparées — perdent rapidement leur sécurité sanitaire sous chaleur et exposition prolongée. Les symptômes cités par M. Badio, notamment diarrhées et intoxications alimentaires, correspondent aux conséquences cliniques habituelles d’une contamination bactérienne ou chimique des aliments. Un examen factuel des mécanismes montre qu’une rupture de la chaîne du froid, une mauvaise manipulation par des vendeurs et l’usage d’emballages inappropriés favorisent la prolifération de germes comme Salmonella ou Escherichia coli.

La prévention dépend avant tout d’une surveillance effective. Lorsque le service d’hygiène ne réalise pas d’inspections régulières ou d’analyses d’échantillons, le risque réel de mise sur le marché de produits altérés augmente. Les pratiques commerciales observées lors des grands événements facilitent la mise en vente de stocks de moindre qualité, préparés à l’avance ou remis en circulation après péremption; la logique commerciale l’emporte parfois sur la sécurité sanitaire. L’information des consommateurs reste limitée; sans repères clairs sur les dates de péremption, les conditions de conservation et les signes visibles de détérioration, le public demeure exposé.

L’angle adopté ici met en lumière la sous-estimation des risques sanitaires malgré des alertes publiques. Minimiser ces risques crée un effet pervers: les autorités et les acheteurs ne prennent pas la mesure des dangers, et la période du Ramadan, propice aux rassemblements et aux achats massifs, devient un facteur d’exposition supplémentaire. Une comparaison éclaire la situation: dans des contextes comparables, des campagnes d’inspection renforcées réduisent la fréquence des toxi-infections alimentaires, tandis que l’absence de contrôle conduit à des épidémies localisées. Une autre comparaison concerne les habitudes d’achat: les consommateurs qui privilégient les circuits régulés courent moins de risques que ceux qui achètent des denrées exposées en bord de route.

Les éléments techniques à considérer sont la durée de conservation selon la température, les normes de manipulation des aliments prêtes à consommer et les procédures de contrôle sanitaire municipale. Des tests microbiologiques et un suivi des plaintes sanitaires fournissent des indicateurs objectifs pour mesurer l’ampleur du problème et orienter les inspections. Les constats dressés par le président de l’association correspondent aux risques documentés par la science alimentaire lorsque les bonnes pratiques ne sont pas respectées.

Les faits établis montrent que, à Kaolack pendant le Ramadan, des produits exposés dans des conditions discutables ont été signalés par une organisation de consommateurs, avec des conséquences sanitaires potentielles allant des diarrhées aux intoxications alimentaires. L’enchaînement des observations — défaillance des circuits de conservation, pression commerciale saisonnière, contrôle public limité — dessine un portrait où la minimisation des risques conduit à une exposition réelle des populations. Le rappel des règles de manipulation et la disponibilité d’analyses sanitaires restent des éléments factuels indispensables pour mesurer et réduire ce risque.

Article opinion écrit par la créatrice de contenu : Khadija T.
Mis en ligne : 20/02/2026

La plateforme NOTRECONTINENT.COM permet à tous de diffuser gratuitement et librement les informations et opinions provenant des citoyens. Les particuliers, associations, ONG ou professionnels peuvent créer un compte et publier leurs articles Cliquez-ici.


Réagir à cet article

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 commentaires

Réagir à cet article

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 commentaires

Copyright © 2023 www.notrecontinent.com

To Top