J’ai suivi de près l’épisode Softcare et les inquiétudes qui ont circulé autour de ses couches et serviettes hygiéniques. Ce jeudi 5 mars 2026, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, a rendu publics les résultats de l’enquête. Le message est simple et rassurant: les produits en vente respectent les normes sanitaires et les matières périmées identifiées n’ont pas servi à la fabrication.
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Suite de l’article : La panique avait pris de l’ampleur après des retraits précipités de lots, fondés sur la découverte de matières dont la date de péremption remontait à décembre 2025. Les premiers actes de retrait ont alimenté la défiance des consommateurs et mis sous pression l’entreprise locale. J’ai noté que l’origine de cette crise n’était pas seulement sanitaire, mais aussi logistique et documentaire, puisque la confusion technique portait sur des dimensions: les matières périmées mesuraient 95 mm, alors que les serviettes commercialisées mesurent 90 mm. Cette différence a suffi à montrer que ces matières n’avaient jamais été intégrées à la production.
L’enquête a balayé les doutes sanitaires tout en dévoilant des failles opérationnelles. D’un point de vue analytique, le constat est clair: la conformité des produits sur le marché met fin au risque immédiat pour l’utilisateur, mais la gestion des stocks et la traçabilité nécessitent des remèdes. Quand je compare cette situation à un contrôle qualité efficace, la faiblesse tient moins à la matière première qu’à la chaîne documentaire qui doit prouver, instantanément, l’innocuité d’un lot. Le ministre a insisté sur le fait que « les produits actuellement sur le marché respectent toutes les normes sanitaires », et il a également précisé que « les matières identifiées comme périmées n’ont jamais été utilisées dans la production », deux phrases qui résument l’essentiel de l’investigation.
Je garde une position critique sur la rapidité des premiers retraits. Ils ont été perçus comme nécessaires par certains, mais ils reposaient sur une confusion technique facilement vérifiable. Le gouvernement et Softcare avaient intérêt à clarifier sans délai, car la confiance des consommateurs s’érode vite. La décision d’imposer à l’entreprise un suivi trimestriel sur deux ans apparaît raisonnable: elle offre un cadre de contrôle récurrent et permet de mesurer l’efficacité des corrections apportées. L’obligation de renforcer les contrôles microbiologiques et l’embauche d’un pharmacien vont dans le sens d’une professionnalisation accrue.
Sur le plan opérationnel, les mesures annoncées ciblent trois volets: gestion des stocks, contrôle des fournisseurs et renforcement des analyses microbiologiques. Je pense que ces axes, bien suivis, permettront d’éviter qu’une simple erreur de calibre ne devienne un scandale public. La coopération annoncée entre l’Autorité de Régulation Pharmaceutique et le ministère du Commerce doit transformer le dispositif de contrôle en une pratique durable. Il s’agit moins d’alourdir la réglementation que d’améliorer la pratique quotidienne de conformité, y compris dans les relations commerciales entre fabricants et distributeurs.
Je note que l’enquête a été suffisamment précise pour isoler la cause technique du signalement initial. Le recours à des mesures matérielles (taille 95 mm contre 90 mm) évite toute spéculation inutile. Le suivi demandé à Softcare, avec des rapports trimestriels, fournira des preuves tangibles du redressement. Pour le consommateur, la preuve la plus parlante restera l’absence d’anomalie sanitaire sur les produits disponibles en rayon.
Je retiens que la levée des doutes par le ministère rassure, mais que la leçon principale porte sur la gouvernance industrielle et la traçabilité. L’État affiche sa volonté d’appuyer l’industrie locale tout en exigeant des pratiques exemplaires. Si le protocole de contrôle imposé est respecté, la confiance pourra se reconstituer progressivement; sinon, la moindre omission documentaire risque de ramener la défiance. J’observerai, dans les prochains trimestres, l’application concrète des engagements et l’évolution de la transparence auprès des consommateurs.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 20/04/2026
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