Les habitants de l’unité 26 des parcelles assainies à Dakar dénoncent une pénurie d’eau potable persistante et des factures élevées émises par la SDE.
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Suite de l’article : Selon des riverains, la population est restée sans eau avant la fête de Tabaski et subit, depuis des années, des coupures répétées alors que la facturation demeure exigeante.
Ce quartier voit des familles contraintes d’attendre la nuit pour espérer quelques gouttes et d’acheter de l’eau aux charretiers pour la lessive et le nettoyage. Le contraste entre l’absence de service et la persistance des factures alimente une colère diffuse et une impression d’injustice chez les résidents.
Dans ce contexte, la situation sanitaire et économique mérite un examen factuel. Les témoignages décrivent des veilles jusque vers 3 heures du matin pour capter de l’eau, et des habitants du premier étage qui n’ont d’autre choix que de payer des charretiers pour approvisionner leurs besoins de base. Une riveraine résume la réalité quotidienne: « On attend la nuit, parfois rien ne coule, et la facture arrive quand même. »
L’analyse des éléments signalés montre plusieurs points saillants. D’abord, la continuité du service apparaît rompue: la fourniture d’eau intermittente est incompatible avec la facturation au tarif domestique régulier si l’on prend en compte les principes de service public. Ensuite, l’obligation pour des ménages de recourir à de l’eau achetée sur le marché informel indique une double dépense pour les foyers qui font déjà face à des factures SDE. Enfin, l’impact se mesure en termes de charge financière et de gestion domestique puisque l’eau achetée est réservée aux tâches ménagères, laissant de possibles besoins sanitaires insuffisamment couverts.
Pour illustrer l’injustice mise en lumière, on peut comparer la situation à deux repères. D’un côté, la mission attendue d’un opérateur d’eau est d’assurer un accès régulier et facturable selon la fourniture réelle. De l’autre côté, des habitants financent à la fois l’opérateur et des fournisseurs informels pour un service que l’opérateur n’a pas rendu de manière continue. Ce double paiement pèse sur des ménages aux ressources limitées et crée une distorsion entre contrat et réalité du service.
Des éléments complémentaires permettent de mieux cadrer l’enjeu. L’Organisation mondiale de la santé recommande en général un approvisionnement d’eau de 50 litres par personne et par jour pour satisfaire les besoins domestiques de base, ce qui semble loin de la situation décrite à l’unité 26. Par ailleurs, l’existence d’un marché de l’eau charretière signale l’émergence d’une économie parallèle là où le service public se dérobe. Des exemples de quartiers d’autres villes montrent qu’un suivi client rigoureux et des mécanismes de compensation peuvent limiter les tensions lorsque l’opérateur reconnaît les déficits de service; l’absence d’indication de telles mesures à Dakar renforce le sentiment d’abandon.
La combinaison de coupures prolongées, d’achats ponctuels d’eau et de factures régulières pose une question de responsabilité commerciale et publique. Les faits rapportés décrivent une faille organisationnelle: l’opérateur facture un service dont la disponibilité réelle est compromise, et les usagers supportent le coût financier et opérationnel de cette rupture. Les données de terrain évoquent des conséquences concrètes pour la vie quotidienne, l’économie domestique et la dignité des habitants de l’unité 26.
Face à ces éléments factuels, le constat reste lourd: des familles privées d’eau potable continuent de payer pour un service intermittent, ce qui soulève des interrogations précises sur l’équité tarifaire, le contrôle du service et la protection des usagers. La situation appelle une clarification des responsabilités et des mesures correctrices fondées sur des constats mesurables, afin que l’accès à l’eau ne demeure pas un luxe facturé comme un droit.
Article opinion écrit par le créateur de contenu : Souleymane K.
Mis en ligne : 30/06/2026
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