Tentative de viol sur une fillette : Des aveux qui bouleversent le tribunal - Notre Continent
> NOTRE CONTINENT > - Fait divers | Par Maimouna | Publié le 10/04/2026 11:04:00

Tentative de viol sur une fillette : Des aveux qui bouleversent le tribunal

Je suis resté sans voix en découvrant les aveux crus qui ont traversé la salle d’audience : « J’ai tenté de la violer. » Une phrase brutale, prononcée par un homme de trente ans, qui serre la gorge et installe une colère froide.

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Suite de l’article : Impossible de rester indifférent. Il devient alors nécessaire d’exposer, sans détour, les mécanismes de cette affaire, de rendre tangible l’indignation qu’elle suscite, tout en respectant les faits présentés devant la justice.

L’histoire se déroule à Médina Gounas, dans la commune de Guédiawaye. Selon les éléments rapportés, les faits remontent à un après-midi de juin 2020. L’accusé aurait croisé une fillette de trois ans, seule dans la rue, avant de l’attirer dans un bâtiment en construction. Là, il lui aurait retiré sa culotte et tenté d’abuser d’elle. C’est l’intervention décisive d’une passante, alertée par les pleurs, qui met fin à l’agression. Les riverains, rapidement mobilisés, interpellent le suspect. Six ans plus tard, le dossier arrive enfin devant la chambre criminelle du tribunal de Pikine/Guédiawaye.

Refuser la langue de bois s’impose. L’image d’un adulte face à une enfant de trois ans est insoutenable. À la barre, le prévenu ne se contente pas d’admettre les faits : il affirme également avoir abusé de quatre autres fillettes dans le passé. De tels aveux, s’ils sont confirmés, dessinent le profil d’un danger majeur. Face à cela, la défense invoque la maladie mentale, rappelant un séjour en hôpital psychiatrique à Thiaroye entre 2014 et 2016 pour une schizophrénie débutante. L’argument est clair : l’altération du discernement devrait conduire à un acquittement.

Mais la question centrale demeure : peut-on tout expliquer par la maladie ? Le procureur oppose une interrogation simple mais essentielle : si l’accusé n’avait pas conscience de la gravité de ses actes, pourquoi a-t-il pris la fuite ? Ce détail pèse lourd. Il suggère, au minimum, une perception des conséquences, donc une forme de lucidité. Et c’est là que le débat judiciaire prend toute sa complexité.

D’un côté, il serait irresponsable d’ignorer des antécédents psychiatriques. La justice doit aussi intégrer la question du soin, du suivi et de la prise en charge. De l’autre, les faits décrits traduisent une violence et une intention qui dépassent le seul prisme médical. Comparé à un prédateur exploitant une vulnérabilité extrême, le comportement évoqué interroge profondément sur la capacité à distinguer le bien du mal, et surtout à y résister.

Je refuse que la compassion, aussi légitime soit-elle, devienne un écran qui invisibilise les victimes. La protection de l’enfance doit rester la priorité absolue. Le magistrat, comme la société, est confronté à une équation délicate : trouver l’équilibre entre sanction et prise en charge médicale. Le procureur a requis dix ans de prison ferme. Une peine qui reflète la gravité des faits, mais qui pose aussi une autre question : que fait-on, concrètement, pour prévenir la récidive ?

Car au-delà du verdict attendu, l’enjeu est là. Empêcher que de tels actes se reproduisent. Garantir que d’autres enfants ne soient pas exposés à de tels dangers. Le dossier met en lumière une contradiction majeure : celle entre un passé psychiatrique et un comportement qui semble traduire une conscience des actes. C’est précisément sur cette ligne de fracture que la justice devra trancher.

Le délibéré est fixé au 5 avril. Cette date ne sera pas seulement celle d’une décision judiciaire. Elle sera aussi un signal. Celui de la capacité de la justice à répondre à l’indignation collective, sans céder ni à l’émotion brute, ni à l’excuse facile.

Je ne peux accepter que de tels actes soient banalisés. La justice doit être à la hauteur : protéger les plus vulnérables, entendre les victimes, et traiter avec sérieux toute dimension psychiatrique. Qu’il s’agisse de sanction ou de soin, l’objectif doit rester le même : empêcher la récidive. Parce qu’au fond, ce qui demeure, c’est l’image de cette fillette sauvée in extremis — et l’urgence de construire une société qui protège ses enfants, avant tout.

Article opinion écrit par le créateur de contenu : Anonyme.
Mis en ligne : 10/04/202
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